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	<title>Jus et natura nihil operantur frustra &#187; Droit européen</title>
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	<description>Blog d&#039;une docteur en droit, utilisant WordPress, parlant de droit et d&#039;autres choses</description>
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		<title>eBibliographie de droit des étrangers</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 12:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit des étrangers]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette matière est particulièrement évolutive, aussi convient-il, quand on n&#8217;est pas soi-même spécialiste, de connaître LES références en ce domaine. Il ne s&#8217;agit pas de présenter les sites des institutionnels comme le GISTI mais plutôt les ressources mises à jour dans les 24h d&#8217;une décision ou d&#8217;une modification textuelle. CPDH, le blog de Serge Slama [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette matière est particulièrement évolutive, aussi convient-il, quand on n&rsquo;est pas soi-même spécialiste, de connaître LES références en ce domaine. Il ne s&rsquo;agit pas de présenter les sites des institutionnels comme le GISTI mais plutôt les ressources mises à jour dans les 24h d&rsquo;une décision ou d&rsquo;une modification textuelle.</p>
<ul>
<li><a href="http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/" target="_blank">CPDH</a>, le blog de Serge Slama ainsi que les auteurs invités,</li>
<li><a href="http://vincenttchen.typepad.fr/droit_des_etrangers/" target="_blank">le blog de Vincent Tchen</a>,  qui rédige ou dirige la rédaction des fascicules sur le droit des étrangers au jurisclasseur de droit international,</li>
<li><a href="http://www.pole-juridique.fr/blog.php" target="_blank">Pôle juridique</a>, site internet de Me Clément, qui comporte une base de données de jurisprudence de droit des étrangers,</li>
<li>Le <a href="http://avocats.fr/space/tercero">blog de Me Tercero</a>,</li>
<li>plus orientée sur les libertés publiques et les droits fondamentaux en général, la <a href="http://revdh.org/" target="_blank">Revue des droits de l&rsquo;Homme</a>, qui prend la suite de l&rsquo;Actualité droits et libertés.</li>
<li>le blog du Groupement de Recherches « Réseau Universitaire européen Droit de l’Espace de liberté, sécurité et justice » (http://www.gdr-elsj.eu), qui comprend des billets traitant de l&rsquo;ELSJ, y compris ce qui touche au droit européen des étrangers, v. par ex. <a href="http://www.gdr-elsj.eu/2013/02/08/asile/recours-effectif-et-procedure-acceleree-en-matiere-dasile-lecho-luxembourgeois-de-la-jurisprudence-de-la-cedh/">ce billet</a>.</li>
</ul>
<p>Dans les ressources proposées par des éditeurs juridiques, une mention spéciale doit être faite pour la Newsletter Editions Législatives, ainsi que leur encyclopédie, très à jour de la jurisprudence des juges du fond.</p>
<p>Mention spéciale également de LexisNexis, qui semble à même de fournir l&rsquo;intégralité des décisions de Cour d&rsquo;appel statuant sur appel JLD (vérifications en cours sur ce point).</p>
<p>Un exemplaire papier du CESEDA des éditions Litec (dir. Vincent Tchen) constitue une excellente précaution pour parer à toute interruption de connexion.</p>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2013%2F03%2F02%2Febibliographie-droit-des-etrangers%2F&doctitle=eBibliographie de droit des étrangers" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouveautés de l&#8217;@dministration</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2012/04/06/e-administration/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 10:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
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		<description><![CDATA[Mis en lumière par le mailing électoral de l&#8217;UMP, l&#8217;e-administration poursuit son chemin, notamment en matière judiciaire. A ce titre mentionnons plusieurs nouveautés intervenues ces derniers temps. 1. JAL En premier lieu, un changement important et extrêmement pratique pour tous les professionnels du droit des affaires. La loi n°2012-387 du 22 mars 2012 de simplification [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mis en lumière par le mailing électoral de l&rsquo;UMP, l&rsquo;e-administration poursuit son chemin, notamment en matière judiciaire. A ce titre mentionnons plusieurs nouveautés intervenues ces derniers temps.</p>
<h1><strong>1. JAL</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">En premier lieu, un changement important et extrêmement pratique pour tous les professionnels du droit des affaires. La loi n°2012-387 du 22 mars 2012 de simplification du droit (JORF du 23 mars 2012, p. 5226) modifie la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6F807D3372EED0B5FA8ED360A7F62693.tpdjo12v_1?cidTexte=LEGITEXT000006068146&amp;dateTexte=20120329" target="_blank">loi n°55-4 du 4 janvier 1955 concernant les annonces judiciaires et légales</a>. A compter du 1er janvier 2012, les annonces légales actuellement exclusivement publiées légalement sur papier devront également être insérées dans une base de données nationale dans des conditions qui devront être déterminées par Décret. On peut supposer qu&rsquo;il sera bientôt possible de consulter les annonces légales (qui concernent tant les ventes de fonds de commerce, que la vie des sociétés en passant par les appels d&rsquo;offre de marchés publics) sur une base de données unique pour tout le territoire et dans l&rsquo;idéal, accessible depuis internet.</p>
<h1><strong>2. e-apostille</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Il faut ensuite mentionner l&rsquo;e-apostille, désormais possible sur la base d&rsquo;<strong>une convention de La Haye</strong><sup class='footnote'><a href='#fn-1690-1' id='fnref-1690-1' onclick='return fdfootnote_show(1690)'>1</a></sup>. L&rsquo;apostille est un moyen d&rsquo;<strong>assurer l&rsquo;authenticité de la signature, du sceau ou timbre d&rsquo;un</strong> acte public ou privé afin d&rsquo;en permettre la production auprès des autorités étrangères qui requièrent cette formalité (<a href="http://www.ca-aixenprovence.justice.fr/index.php?rubrique=178&amp;ssrubrique=11643" target="_blank">clic</a>). Selon le rapport de la CLHDIP, la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l&rsquo;exigence de la légalisation des actes publics étrangers a été ratifié par une centaine d&rsquo;Etats dans le monde, outre les membres de l&rsquo;Union européenne. Sur la base de ce texte, l&rsquo;e-App a été mise en place entre <a href="http://www.hcch.net/upload/impl_chrt_f.pdf" target="_blank">certains Etats</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, un Français qui souhaite faire authentifier ses diplômes pour s&rsquo;inscrire dans une formation publique au Luxembourg n&rsquo;a plus besoin de les faire authentifier. Il lui suffit actuellement d&rsquo;obtenir une apostille papier auprès de la Cour d&rsquo;appel de sa résidence. C&rsquo;est gratuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;on passe au système de l&rsquo;e-Appostille, cela élargit cette procédure simplifiée aux supports électroniques, qui sont alors authentifié par des certificats électroniques et la constitution d&rsquo;un e-Registre. Le registre électronique d’Apostilles permet aux tiers de vérifier en ligne l’origine de l’e-Apostille, sans faire appel à l’Autorité compétente. L&rsquo;e-Registre ne publie pas de données personnelles sur internet, il se borde à permettre de vérifier que l’Apostille en cause a réellement été émise par l’Autorité compétente dont le nom figure sur l’Apostille. Afin d’accéder au registre concerné, une personne doit fournir la date et le numéro de l’Apostille délivrée.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Union Européenne<a href="http://www.hcch.net/upload/00051737.pdf" target="_blank"> suit cela de près</a> puisque cela entre en résonance avec son propre programme e-justice, dont le dernier acte est la consultation publique lancé dans le cadre du Livre vert &laquo;&nbsp;Moins de démarches administratives pour les citoyens: Promouvoir la libre circulation des documents publics et la reconnaissance des effets des actes d’état civil&nbsp;&raquo; publié par la Commission le 14 décembre 2010 (<a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2010:0747:FIN:FR:PDF" target="_blank">COM(2010) 747 final</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit encore d&rsquo;un <a href="http://www.e-app.info/FAQFRA2.cfm" target="_blank">programme pilote</a> mais il est vraisemblable que l&rsquo;e-Appostille arrivera bientôt en France et dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Union européenne.</p>
<h1>3. l&rsquo;e-signification</h1>
<p>Plus loin de chez nous mais dans l&rsquo;Union, en Estonie, le ministre de la Justice vient de soumettre au Parlement des propositions visant à mettre en place l’assignation en justice via Facebook et Twitter selon le <a href="http://blogs.lesechos.fr/echosreseauxsociaux/l-assignation-en-justice-via-facebook-et-twitter-en-estonie-c-est-possible-a9730.html%20" target="_blank">Blog EchosRéseauxSociaux</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans notre pays, sans aller aussi loin, il sera cependant bientôt possible désormais de procéder à une signification par acte d&rsquo;huissier par voie électronique. Le décret  n°2012-366 du 15 mars 2012 relatif à la signification des actes d&rsquo;huissier de justice par voie électronique et aux notifications internationales n&rsquo;entre pas en vigueur immédiatement <sup class='footnote'><a href='#fn-1690-2' id='fnref-1690-2' onclick='return fdfootnote_show(1690)'>2</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 24 du décret prévoit en effet que &laquo;&nbsp;Les dispositions du chapitre Ier du présent décret entrent en vigueur en même temps que l&rsquo;arrêté du garde des sceaux définissant, en application de l&rsquo;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=FC4FE122741958ED63A4524CDCB1C8A6.tpdjo02v_2?cidTexte=LEGITEXT000006070716&amp;idArticle=LEGIARTI000006411190&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">article 748-6 du code de procédure civile</a>, les garanties que doivent présenter les procédés utilisés par les huissiers de justice pour signifier les actes par voie électronique. Cet arrêté doit intervenir au plus tard le 1er septembre 2012&Prime;. L&rsquo;entrée en vigueur des règles concernant les notifications de droit interne sont donc repoussées au moment de l&rsquo;adoption de cet arrêté, au plus tard le 1er septembre 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, ce mode de signification est subordonné à l&rsquo;accord exprès du destinataire de l&rsquo;acte. L&rsquo;art. 662-1 al.2 nouveau du CPC dispose que &laquo;&nbsp;L&rsquo;acte de signification porte mention du consentement du destinataire à ce mode de signification&nbsp;&raquo;. Cet accord est à adresser non pas à l&rsquo;huissier qui instrumente mais à la Chambre nationale des huissiers de justice</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, cela ne permet pas de déroger aux règles de compétence territoriale des huissiers de justice. Le <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=FC4FE122741958ED63A4524CDCB1C8A6.tpdjo02v_2&amp;dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000000686521&amp;categorieLien=cid" target="_blank">décret du 29 février 1956</a> est modifié et comprend des articles 5-1 et 5-2 au plus tard le 1er septembre 2012 qui dispose que &nbsp;&raquo;Art. 5-1.- Les actes signifiés par voie électronique peuvent également être faits concurremment par les huissiers de justice du ressort du tribunal de grande instance où l&rsquo;un quelconque des destinataires de l&rsquo;acte a son domicile ou sa résidence ; la dénonciation par la voie électronique d&rsquo;un acte peut être faite par l&rsquo;huissier de justice compétent pour signifier ou établir l&rsquo;acte.<br />
« Art. 5-2.-Les actes signifiés par voie électronique à un tiers dans le cadre d&rsquo;une procédure d&rsquo;exécution ou d&rsquo;une mesure conservatoire au sens de l&rsquo;article 1er de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures civiles d&rsquo;exécution sont faits concurremment par les huissiers de justice du ressort du tribunal de grande instance où le débiteur a son domicile ou sa résidence sauf lorsque ceux-ci sont situés à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Logiquement, le décret tire la conséquence du moindre coût de la voie électronique et prévoit que l&rsquo;acte électronique sera facturée forfaitairement d&rsquo;un montant équivalent à 4 fois le taux de base (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=48803476EC3FDAF2AB301CAF38E81564.tpdjo11v_3?idArticle=LEGIARTI000018845948&amp;cidTexte=LEGITEXT000005622253&amp;dateTexte=20120406" target="_blank">fixé par l&rsquo;article 6 du décret</a> <a id="titreTexte" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=48803476EC3FDAF2AB301CAF38E81564.tpdjo11v_3?cidTexte=JORFTEXT000000745854&amp;dateTexte=20120406">n°96-1080 du 12 décembre 1996 portant fixation du tarif des huissiers de justice en matière civile et commerciale</a>), soit 8,80 euros à l&rsquo;heure actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="zemanta-pixie-img" src="http://img.zemanta.com/pixy.gif?x-id=5056ca0e-0fa6-897c-8605-551cbc465487" alt="" /></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-1690'>
<div class='footnotedivider'></div>
<p><a href='#' onclick='return fdfootnote_togglevisible(1690)' class='footnotetoggle'><span class='footnoteshow'>Show 2 footnotes</span></a>
<ol style='display: none'>
<li id='fn-1690-1'>NB. Ce texte, comme bien d&rsquo;autres est rédigé sous l&rsquo;égide d&rsquo;une organisation internationale, <a href="http://www.hcch.net/index_fr.php">La Conférence de La Haye de Droit international privé</a>, qui existe depuis 1893, actuellement composée de 72 membres dont 71 Etats du monde entier et de l&rsquo;Union européenne. Les textes sont ensuite proposés à la ratification. Du fait de l&rsquo;adhésion de l&rsquo;UE, tous les Etats membres de l&rsquo;UE sont également membres de la Conférence <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1690-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-1690-2'>JORF n°0066 du 17 mars 2012 page 4899.  <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1690-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2012%2F04%2F06%2Fe-administration%2F&doctitle=Nouveautés de l&rsquo;@dministration" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Parti Pirate allemand exige le libre accès aux jugements</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2012/01/14/parti-pirate-allemand-acces-jugements/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 15:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
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		<category><![CDATA[Légistique]]></category>
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		<category><![CDATA[Accessibilité du droit]]></category>
		<category><![CDATA[Droit allemand]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti Pirate]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un communiqué de presse daté d’hier, le Parti Pirate allemand s’insurge contre l’accès payant aux bases de données juridiques qui permettent d’accéder aux décisions de justice. L’exemple d’une décision rendue par le tribunal de Schleswig 1 et facturée 12,50 euro par le site interner « openjur.de » est ainsi donné. Le Parti pirate estime que les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un <a href="http://web.piratenpartei.de/Pressemitteilung/informationsfreiheit-wissen-was-recht-ist" target="_blank">communiqué de presse daté d’hier</a>, le Parti Pirate allemand s’insurge contre l’accès payant aux bases de données juridiques qui permettent d’accéder aux décisions de justice.</p>
<div style="text-align: justify;">
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<p>L’exemple d’une décision rendue par le tribunal de Schleswig <sup><a href="../../blog#fn-1568-1" target="_blank">1</a></sup> et facturée 12,50 euro par le site interner « openjur.de » est ainsi donné.</p>
<p>Le Parti pirate estime que les décisions de justice devraient être librement accessibles au citoyen. Ainsi, des sources d’information sur la situation législative seraient disponibles pour les citoyens. Le Parti pirate explique que les décisions de justice sont rendues au nom du peuple et devraient, pour cette raison, être accessibles gratuitement. La tête de liste aux élections législatives du Schleswig-Holstein, M. Torge Schmidt, explique que les décisions relatives au droit du travail ou au droit du bail, au droit pénal ainsi qu’au droit de l’environnement appliquent et précisent ces notions. Or il y a un intérêt public pour ces thèmes. Selon lui, les lois et les décisions de justice constituent un « bien commun », pouvant théoriquement être utilisé par tous. Cependant, afin d’accéder au texte des décisions de justice, les éditeurs doivent régler d’importantes sommes d’argent. M. Schmidt indique qu’il trouve quand même un peu fort que l’Etat ne se préoccupe du traitement des données que dans le but de surveiller ses citoyens, mais pas de garantir un accès à la jurisprudence, laquelle est un produit de l’activité étatique financée par l’impôt. Il est donc temps que le ministère de la justice se préoccupe d’assurer, dans toute l’Allemagne, sur fonds publics, l’accès au droit jurisprudentiel. Il est inadmissible de laisser faire les firmes privées ou semi-privées qui ont des contrats confidentiels d’accès exclusif leur permettant de gagner de l’argent avec des données produites sur fonds publics<sup><a href="../../blog#fn-1568-2" target="_blank">2</a></sup>.</p>
<p>Comparativement, en France comme en Allemagne, les principales décisions des Cours suprêmes sont accessibles gratuitement. En revanche, les décisions des juridictions du fond, première instance et juridiction d’appel, ne sont pas intégralement accessibles et en Allemagne, certains Länder ne permettent qu’un accès payant à des bases d’éditeurs privés.</p>
<p>En France, il y a d’une part le service public assuré par Légifrance, et d’autre part, les éditeurs juridiques qui achètent des licences leur donnant le droit d’exploiter les données fournies par le Ministère de la justice, et facturent ensuite la mise à disposition des décisions à leurs clients. En France, la facturation peut s’expliquer aussi par le coût de l’anonymisation et de l’indexation, qui semble non négligeable. Le manque de moyens des juridictions françaises peut expliquer le recours au privé. L’article du Spiegel cité plus haut donne comme exemple à suivre l’<a href="http://www.ris.bka.gv.at/Judikatur/" target="_blank">Autriche</a>, dont toutes les décisions de justice se trouvent gratuitement en ligne. Cependant, en Autriche comme en France, seules des décisions sélectionnées des juridictions du fond sont mises à disposition, non l’intégralité de la production juridictionnelle.</p>
<div>
<ol>
<li>Urteil Amtsgericht Schleswig, Aktenzeichen 1 AR -6- 34 <a title="http://openjur.de/u/260002.html" href="http://openjur.de/u/260002.html" target="_blank">http://openjur.de/u/260002.html</a>. <a href="../../blog#fnref-1568-1" target="_blank">↩</a></li>
<li>Le rendement de l’exploitation des décisions de justice est dénoncé dans un <a href="http://www.spiegel.de/netzwelt/web/0,1518,755813,00.html" target="_blank">article du Spiegel du 12 avril 2011</a>. <a href="../../blog#fnref-1568-2" target="_blank">↩</a></li>
</ol>
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<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2012%2F01%2F14%2Fparti-pirate-allemand-acces-jugements%2F&doctitle=Le Parti Pirate allemand exige le libre accès aux jugements" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Union européenne: obligation de notifier les fuites de données personnelles</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2011/12/23/ue-notification-fuites-donnees-personnelles/</link>
		<comments>http://www.evematringe.fr/blog/2011/12/23/ue-notification-fuites-donnees-personnelles/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 13:54:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
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		<category><![CDATA[Data security]]></category>
		<category><![CDATA[Données personnelles]]></category>
		<category><![CDATA[Fuites]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evematringe.fr/blog/?p=1818</guid>
		<description><![CDATA[Le blog allemand sur la protection des données personnelles (Das Datenschutz-Blog), indique, sous la plume de l’avocat Dr. Sebastian Kraska(1), que le projet européen consacré à la réglementation générale de la protection des données personnelles, dont la publication est prévue le 25 janvier 2012 est actuellement consultable sur internet. Le projet sera en effet officiellement [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le blog allemand sur la protection des données personnelles (<a href="http://www.datenschutzbeauftragter-online.de/entwurf-eu-datenschutz-verordnung/5214/" target="_blank">Das Datenschutz-Blog</a>), indique, sous la plume de l’avocat Dr. Sebastian Kraska(<sup><a href="../../blog#fn-1531-1" target="_blank">1</a></sup>), que le projet européen consacré à la réglementation générale de la protection des données personnelles, dont la publication est prévue le 25 janvier 2012 est actuellement consultable sur internet. Le projet sera en effet officiellement présenté au public par la commissaire européenne en charge, Mme Viviane Reding, le 25 janvier 2012 lors du forum de Davos(<sup><a href="../../blog#fn-1531-2" target="_blank">2</a></sup>).</p>
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<p style="text-align: justify;">Le projet de réglementation générale de la protection des données personnelles serait donc accessible en anglais <a href="http://statewatch.org/news/2011/dec/eu-com-draft-dp-reg-inter-service-consultation.pdf" target="_blank">ici</a>, sur le site statewatch.org.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article 29 du projet prévoir une notification au titulaire des données personnelles en cas de violation de la sécurité des données.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte prévoit dans un premier temps une notification de la violation de sécurité au plus tard dans les 24h à l’autorité en charge de la protection des données personnelles, celle-ci ayant alors un délai de 24h pour notifier la fuite aux personnes objet des données lorsque la divulgation de celles-ci peut avoir des conséquences dommageables. Le texte comporte également un volet sur la responsabilité civile qui découle des atteintes à la sécurité des données.</p>
<div>
<ol>
<li>http://www.datenschutzbeauftragter-online.de/entwurf-eu-datenschutz-verordnung/5214/ <a href="../../blog#fnref-1531-1" target="_blank">↩</a></li>
<li>http://www.heise.de/ct/artikel/EU-Datenschutzverordnung-Gegen-den-unkontrollierten-Datenstrom-1391778.html <a href="../../blog#fnref-1531-2" target="_blank">↩</a></li>
</ol>
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<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2011%2F12%2F23%2Fue-notification-fuites-donnees-personnelles%2F&doctitle=Union européenne: obligation de notifier les fuites de données personnelles" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;interopérabilité, cause d&#8217;exclusion de la contrefaçon de logiciel</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2011/12/22/interoperabilite-logiciel/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 20:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Compatibilité logicielle]]></category>
		<category><![CDATA[Contrefaçon]]></category>
		<category><![CDATA[Interopérabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Logiciel]]></category>
		<category><![CDATA[Pourvoi n°10-14.069]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evematringe.fr/blog/?p=1525</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;utilisateur de logiciel est souvent confronté au problème de la récupération de ses données, traitées par un logiciel donné, pour les utiliser au moyen d&#8217;un autre logiciel(1). Afin d&#8217;assurer la compatibilité des différents logiciels, un principe d&#8217;interopérabilité a été posé par le droit européen(2). Il s&#8217;agit d&#8217;abord de permettre aux éditeurs de logiciels d&#8217;accéder aux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;" lang="x-unicode">
<p>L&rsquo;utilisateur de logiciel est souvent confronté au problème de la récupération de ses données, traitées par un logiciel donné, pour les utiliser au moyen d&rsquo;un autre logiciel(<sup class='footnote'><a href='#fn-1525-1' id='fnref-1525-1' onclick='return fdfootnote_show(1525)'>1</a></sup>). Afin d&rsquo;assurer la compatibilité des différents logiciels, un principe d&rsquo;interopérabilité a été posé par le droit européen(<sup class='footnote'><a href='#fn-1525-2' id='fnref-1525-2' onclick='return fdfootnote_show(1525)'>2</a></sup>). Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de permettre aux éditeurs de logiciels d&rsquo;accéder aux informations d&rsquo;un autre logiciel pour assurer la compatibilité entre les deux systèmes, leur fonctionnement de concert. Il s&rsquo;agit ensuite de permettre la récupération des données traitées par un logiciel pour les intégrer dans un autre logiciel afin de permettre aux utilisateurs de changer de logiciel en toute liberté.</p>
<p>Cependant, certains éditeurs de logiciels ne jouent pas le jeu et souhaitent maintenir leur client captif en organisant la non portabilité des données. La tentation est donc grande pour eux d&rsquo;agir en contrefaçon, en reprochant aux éditeurs de logiciels concurrents de porter atteinte au droit d&rsquo;auteur qui protège le logiciel et interdit en principe les opérations de décompilation.</p>
<p>La Cour de cassation vient de sanctionner cette attitude en rejetant par un <a href="http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/975_20_21289.html" target="_blank">arrêt du 20 octobre 2011</a>(<sup class='footnote'><a href='#fn-1525-3' id='fnref-1525-3' onclick='return fdfootnote_show(1525)'>3</a></sup>) le pourvoi de l&rsquo;éditeur du logiciel décompilé donc l&rsquo;action en contrefaçon avait déjà été rejetée par la Cour d&rsquo;appel de Chambéry. L&rsquo;auteur du pourvoi reprochait à la Cour d&rsquo;appel d&rsquo;avoir admis l&rsquo;exception d&rsquo;interopérabilité pour rejeter l&rsquo;action en contrefaçon alors qu&rsquo;il s&rsquo;agissait en réalité d&rsquo;une opération visant à assurer la portabilité des données traitées par le logiciel. La Cour de cassation écarte l&rsquo;argument, suivant en cela son conseiller rapporteur qui indique que si les exceptions au monopole du droit d&rsquo;auteur doivent être interprétées restrictivement, &laquo;&nbsp;<em>elles doivent néanmoins être inscrites dans le contexte de prévenir les comportements susceptibles de rendre les utilisateurs de logiciels captifs de leur acquisition</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>En écartant la contrefaçon, la Cour de cassation permet ainsi aux éditeurs de logiciels de vaincre les résistances de leurs confrères déjà installés sur un marché et qui refuseraient de se plier aux demandes de communications d&rsquo;information aux fins d&rsquo;interopérabilité. Il est à noter que cette solution est à la fois dans l&rsquo;intérêt du consommateur et dans celui des entreprises.</p>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-1525'>
<div class='footnotedivider'></div>
<p><a href='#' onclick='return fdfootnote_togglevisible(1525)' class='footnotetoggle'><span class='footnoteshow'>Show 3 footnotes</span></a>
<ol style='display: none'>
<li id='fn-1525-1'>En tout cas, personnellement, je cherche désespérément une solution pour récupérer les données bibliographiques de ma thèse, actuellement traitées par une base de données Applework. Si une âme charitable a une solution, je suis preneuse. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1525-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-1525-2'>Directive CE n°91/250 du 14 mai 1991, codifié par la directive CE n°2009/24 du 23 avril 2009 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1525-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-1525-3'>A paraître au bulletin. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-1525-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2011%2F12%2F22%2Finteroperabilite-logiciel%2F&doctitle=L&rsquo;interopérabilité, cause d&rsquo;exclusion de la contrefaçon de logiciel" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La limite d&#8217;âge des fonctionnaires: une discrimination incompatible avec le droit communautaire?</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2009/08/24/limite-dage-violation-droit-europeen/</link>
		<comments>http://www.evematringe.fr/blog/2009/08/24/limite-dage-violation-droit-europeen/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 18:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit comparé]]></category>
		<category><![CDATA[Droit européen]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Droit communautaire]]></category>
		<category><![CDATA[Magistrat]]></category>
		<category><![CDATA[Retraite]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal allemand]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.evematringe.fr/blog/?p=618</guid>
		<description><![CDATA[Un tribunal administratif allemand estime que la limite d'âge des fonctionnaires est une discrimination fondée sur l'âge incompatible avec le droit communautaire. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Le <a href="http://www.lareda.hessenrecht.hessen.de/jportal/portal/page/bslaredaprod.psml?pid=Dokumentanzeige&amp;showdoccase=1&amp;js_peid=Trefferliste&amp;documentnumber=1&amp;numberofresults=1&amp;fromdoctodoc=yes&amp;doc.id=MWRE090002508%3Ajuris-r02&amp;doc.part=L&amp;doc.price=0.0&amp;doc.hl=1&amp;doc.norm=all">tribunal administratif de Frankfurt am Main, Land de Hesse</a>, saisi d&rsquo;un recours d&rsquo;un fonctionnaire contestant sa mise à la retraite, a estimé que la limite d&rsquo;âge était une discrimination incompatible avec les droits garantis par le droit communautaire, plus précisément avec l&rsquo;article 6 alinéa premier de la </span><span style="color: #000000;"><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0078:FR:HTML" target="_blank">directive européenne n°2000/78</a></span><span style="color: #000000;"><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0078:FR:HTML" target="_blank">/</a></span></span><span style="color: #000000;"><a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0078:FR:HTML" target="_blank">CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d&rsquo;un cadre général en faveur de l&rsquo;égalité de traitement en matière d&rsquo;emploi et de travail</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Le </span><span style="color: #000000;"><a href="http://www.vg-frankfurt.justiz.hessen.de/irj/VG_Frankfurt_am_Main_Internet?rid=HMdJ/VG_Frankfurt_am_Main_Internet/sub/1b7/1b750315-ab46-e221-f3ef-ef97ccf4e69f,,,11111111-2222-3333-4444-100000005003%26overview=true.htm" target="_blank">communiqué de presse du tribunal du 7 août 2009</a></span><span style="color: #000000;"> indique en effet que le &laquo;&nbsp;<em>Verwaltungsgericht Frankfurt am Main sieht die beamtenrechtlichen Altersgrenzenregelungen in Hessen aus EU-gemeinschaftsrechtlichen Gründen als unwirksam an</em>&laquo;&nbsp;. </span></span><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Le plaignant était procureur et avait été mis à la retraite dès la limite d&rsquo;âge atteinte. La décision du tribunal lui permet de reprendre son poste. L&rsquo;ensemble de l&rsquo;histoire est détaillée sur ce</span><span style="color: #000000;"> blog</span><span style="color: #000000;"> (en allemand, mais <a href="http://translate.google.fr" target="_blank">IL</a> est votre ami n&rsquo;est-ce pas). Les commentaires laissés sur <a href="http://ballmann.wordpress.com/2009/08/24/mein-opa-ist-oberstaatsanwalt/" target="_blank">ce blog</a> indiquent que la limite d&rsquo;âge avait été jugée juridiquement fondée par le passé, mais pourrait/devrait être remise en question sous l&rsquo;action cumulée des progrès de la médecine et de l&rsquo;évolution du droit national sous l&rsquo;influence du droit européen.<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le raisonnement du tribunal est que l&rsquo;article 6 de la directive indique quelles sont les exceptions au principe d&rsquo;interdiction de la discrimination fondée sur l&rsquo;âge, dès lors que la limite d&rsquo;âge des fonctionnaires ne figure pas parmi ces exceptions, elle serait euro-incompatible.<br />
</span></p>
<blockquote style="font-style: italic; text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Article 6</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Justification des différences de traitement fondées sur l&rsquo;âge</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">1. Nonobstant l&rsquo;article 2, paragraphe 2, les États membres peuvent prévoir que des différences de traitement fondées sur l&rsquo;âge ne constituent pas une discrimination lorsqu&rsquo;elles sont objectivement et raisonnablement justifiées, dans le cadre du droit national, par un objectif légitime, notamment par des objectifs légitimes de politique de l&rsquo;emploi, du marché du travail et de la formation professionnelle, et que les moyens de réaliser cet objectif sont appropriés et nécessaires.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">Ces différences de traitement peuvent notamment comprendre:</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">a) la mise en place de conditions spéciales d&rsquo;accès à l&rsquo;emploi et à la formation professionnelle, d&rsquo;emploi et de travail, y compris les conditions de licenciement et de rémunération, pour les jeunes, les travailleurs âgés et ceux ayant des personnes à charge, en vue de favoriser leur insertion professionnelle ou d&rsquo;assurer leur protection;</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">b) la fixation de conditions minimales d&rsquo;âge, d&rsquo;expérience professionnelle ou d&rsquo;ancienneté dans l&rsquo;emploi, pour l&rsquo;accès à l&rsquo;emploi ou à certains avantages liés à l&rsquo;emploi;</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">c) la fixation d&rsquo;un âge maximum pour le recrutement, fondée sur la formation requise pour le poste concerné ou la nécessité d&rsquo;une période d&rsquo;emploi raisonnable avant la retraite.</span></p>
<p style="padding-left: 30px;"><span style="color: #000000;">2. Nonobstant l&rsquo;article 2, paragraphe 2, les États membres peuvent prévoir que ne constitue pas une discrimination fondée sur l&rsquo;âge la fixation, pour les régimes professionnels de sécurité sociale, d&rsquo;âges d&rsquo;adhésion ou d&rsquo;admissibilité aux prestations de retraite ou d&rsquo;invalidité, y compris la fixation, pour ces régimes, d&rsquo;âges différents pour des travailleurs ou des groupes ou catégories de travailleurs et l&rsquo;utilisation, dans le cadre de ces régimes, de critères d&rsquo;âge dans les calculs actuariels, à condition que cela ne se traduise pas par des discriminations fondées sur le sexe.</span></p>
</blockquote>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Si cette interprétation du droit communautaire devait prospérer, la limite d&rsquo;âge des magistrats de nos juridictions devraient également être écartée. Le droit positif français résulte de la </span><span style="color: #000000;"><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000320891&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=688262828&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">l</a></span></span><span style="color: #000000;"><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000320891&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=688262828&amp;categorieLien=cid&amp;oldAction=rechTexte" target="_blank">oi n°84-834 du 11 janvier 1984</a></span><span style="color: #000000;"> relative à la limite d&rsquo;âge (retraite) dans la fonction publique et le secteur public (version consolidée au 21 février 2007), applicable aux magistrats de l&rsquo;ordre judiciaire: </span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #000000;">l&rsquo;âge légal de départ à la retraite est 65 ans (article 1).</span></li>
<li>
<p class="western"><span style="color: #000000;">il est possible d&rsquo;avoir une prolongation d&rsquo;activité pour atteindre le nombre d&rsquo;annuité requis pour une pleine retraite: article 1-1: </span><em><span style="color: #000000;">« </span></em><cite class="western"><em><span style="color: #000000;">sous réserve des droits au recul des limites d&rsquo;âge reconnus au titre des dispositions de la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté, les fonctionnaires dont la durée des services liquidables est inférieure à celle définie à l&rsquo;article L.13 du Code des pensions civiles et militaires de retraite peuvent, lorsqu&rsquo;ils atteignent les limites d&rsquo;âge applicables aux corps auxquels ils appartiennent, sur leur demande, sous réserve de l&rsquo;intérêt du service et de leur aptitude physique, être maintenus en activité </span></em></cite><span style="font-style: normal;"><span style="color: #000000;">». Limite: le nombre d&rsquo;annuité requis ou dix trimestres.</span></span></p>
</li>
<li>
<p class="western"><span style="color: #000000;">Il est aussi possible de reculer le départ à la retraite en fonction du nombre d&rsquo;enfant mineur à charge ou majeur handicapé (</span><span style="color: #000000;"><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006451372&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070936" target="_blank">loi du 18 août 1936, article 4</a></span><span style="color: #000000;">, en vigueur selon Legifrance):</span></p>
</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">De même le Code de l&rsquo;action sociale et des familles prévoit une possibilité de recul pour enfant ou personne handicapée à charge à l&rsquo;</span><span style="color: #000000;">article L.215-3</span><span style="color: #000000;">.</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p class="western"><span style="color: #000000;">La décision allemande n&rsquo;est pas définitive, le délai d&rsquo;appel court.<img class="zemanta-pixie-img" src="http://img.zemanta.com/pixy.gif?x-id=0ea06dee-7806-804c-b807-ff8bdb18cd45" alt="" /> </span></p>
<p class="scribefire-powered" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2009%2F08%2F24%2Flimite-dage-violation-droit-europeen%2F&doctitle=La limite d&rsquo;âge des fonctionnaires: une discrimination incompatible avec le droit communautaire?" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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