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	<title>Jus et natura nihil operantur frustra &#187; Droit de l&rsquo;informatique</title>
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	<description>Blog d&#039;une docteur en droit, utilisant WordPress, parlant de droit et d&#039;autres choses</description>
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		<title>Inexactitude des mentions légales: quelles conséquences?</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 14:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Procédure civile]]></category>
		<category><![CDATA[Art. 6 III LCEN]]></category>
		<category><![CDATA[Infractions de presse]]></category>
		<category><![CDATA[LCEN]]></category>
		<category><![CDATA[Mentions légales]]></category>

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		<description><![CDATA[La récente mésaventure du directeur général d’OVH, condamné en lieu et place du directeur de la publication d’un site hébergé sur ses serveurs, montre l’intérêt de connaître un minimum les règles relatives aux mentions légales des sites internet. Le dirigeant de l’hébergeur était présenté dans les mentions légales rédigées par l’organe de presse comme le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">La récente mésaventure du directeur général d’OVH, <a href="http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/obligations-hebergeur-contenus/actualite-477730-octave-klaba-ovh-condamne-diffamation-publique-envers-marine-pen.html" target="_blank">condamné</a> en lieu et place du directeur de la publication d’un site hébergé sur ses serveurs, montre l’intérêt de connaître un minimum les règles relatives aux <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> des sites internet. Le dirigeant de l’hébergeur était présenté dans les <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> rédigées par l’organe de presse comme le directeur de la publication poursuivie  pour diffamation envers un candidat à l’élection présidentielle. La justice en a tiré les conséquences en le <a href="http://yfrog.com/esuvlztj%20" target="_blank">condamnant</a> en cette qualité à mille euros d’amende pour infraction de presse, à 1 euro de dommages-intérêts et à 1500 euros de frais irrépétibles. Malgré les éléments de preuve versés aux débats par l’entreprise de presse (extraits Kbis de la SNC VSD et de la SAS OVH), le tribunal correctionnel aurait estimé qu’il n’était pas démontré que celui dont le nom figurait dans les <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> du site de presse n’était pas le dirigeant de l’entreprise de presse au moment de l’infraction.</p>
<p>Il est à préciser que si la presse a des obligations spécifiques, tout un chacun publiant sur internet, y compris à titre purement personnel et sans aucune visée commerciale, se doit de respecter un certain formalisme <sup><a id="fnref-1607-1" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-1">1</a></sup>. En outre, les entreprises doivent également respecter le formalisme obligatoire propre à leur activité<sup><a id="fnref-1607-2" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-2">2</a></sup>.</p>
<p align="JUSTIFY">L’obligation de faire figurer certaines informations sur les publications de presse n’est pas récente, et la LCEN s’intègre dans le corpus de règles déjà existant, notamment le droit commercial et le droit de la presse. Le défaut de <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> est puni par la LCEN d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, bien qu’à ma connaissance aucune condamnation ne soit jamais intervenue de ce chef<sup><a id="fnref-1607-3" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-3">3</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Toutefois, la question posée dans l’affaire VSD n’était pas celle du défaut de mention, mais la conséquence d’une mention inexacte. Selon les éléments disponibles sur internet, le tribunal correctionnel aurait <a href="http://yfrog.com/z/oeoynbsj" target="_blank">retenu</a> que les conditions générales d’utilisation de VSD affichaient bien le nom du directeur général d’OVH à la date du 18 janvier 2011 (une capture d’écran de l’époque permet de confirmer cette position (<a href="http://web.archive.org/web/20110101121405/http://www.vsd.fr/contenu-editorial/magazine/cgu/" target="_blank">lien vers capture</a>)(<a href="http://web.archive.org/web/20110101121405/http:/www.vsd.fr/contenu-editorial/magazine/cgu/" target="_blank">archive.org</a>) et aurait condamné derechef celui-ci à une amende de mille euros au titre de l’infraction de presse que constitue la diffamation. Il est déjà arrivé par le passé qu’une juridiction civile condamne en lieu et place de l’entreprise de presse la personne présentée par erreur comme le directeur de la publication dans les <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> <sup><a id="fnref-1607-4" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-4">4</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant cette solution peut à la rigueur se comprendre sur le terrain civil mais est totalement contraire aux principes du droit pénal. L’article 6 de la loi de 1886 impose à toute publication de presse de comporter l’indication du nom du directeur de la publication. L’article 93-2 de la loi du 29 juillet 1982 pose que « <em>tout service de communication au public par voie électronique…est tenu d’avoir un directeur de la publication</em>« , obligation réitérée par l’article 6-III.1 de la LCEN. La loi sur la presse prévoit une responsabilité pénale en cascade, dont le premier élément est le directeur de la publication. Celui-ci ne peut absolument pas déléguer cette responsabilité à une personne non envisagée par la loi <sup><a id="fnref-1607-5" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-5">5</a></sup>. La loi pénale est d’interprétation stricte, si elle vise exclusivement le directeur de publication, il est impossible de condamner une autre personne, a fortiori lorsque le caractère inexact des <strong>mentions</strong> est démontré. Il est donc probable que la production en appel des documents démontrant l’inexactitude des <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> en janvier 2011 conduise à la censure du jugement. En revanche, l’organe de presse concerné risque d’être poursuivi pénalement puisque l’article 6 VI.2 de la LCEN puni d’un an de prison et de 75000 euros d’amende le fait de ne pas avoir des <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> conformes aux exigences <strong>légales</strong> <sup><a id="fnref-1607-6" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-6">6</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">La sévérité de cette sanction s’explique par la raison d’être des <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong>. Il s’agit de permettre à toute personne qui s’estime victime d’écrits publiés sur internet de s’adresser soit à l’hébergeur en cas de contenu manifestement illicite, soit à l’auteur. Lorsque la réclamation est adressée à l’auteur, outre les corrections ou suppressions que la personne peut demander, elle dispose d’un droit de réponse <sup><a id="fnref-1607-7" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-7">7</a></sup> qui doit être publié dans les 3 jours sous peine d’une amende de 3750 euros. Ce droit de réponse doit être en relation avec l’article incriminé <sup><a id="fnref-1607-8" href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fn-1607-8">8</a></sup>. L’exigence des <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> a également pour but de rendre possible les actions en justice tant civile que pénale.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, avez-vous des <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong> et sont-elles conformes aux exigences <strong>légales</strong>?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div id="footnotes-1607">
<ol>
<li id="fn-1607-1" style="text-align: justify;">Ainsi, un particulier peut garder l’anonymat mais doit <em>a minima </em>indiquer les coordonnées de son hébergeur, v. infra ce site internet qui comporte les indications de base:<a href="http://www.les-pieds-dans-la-toile.fr/2009/04/les-obligations-legales-dun-site-internet" target="_blank"> www.les-pieds-dans-la-toile.fr</a> <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-1">↩</a></li>
<li id="fn-1607-2" style="text-align: justify;">Ce formalisme est repris par la LCEN, art. 6. III-1: « <em>Les personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne mettent à disposition du public, dans un standard ouvert:</em><em>a) S’il s’agit de personnes physiques, leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone et, si elles sont assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de leur inscription;</em>
<p><em>b) S’il s’agit de personnes morales, leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone et, s’il s’agit d’entreprises assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de leur inscription, leur capital social, l’adresse de leur siège social;<br />
</em></p>
<p><em>c) Le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction au sens de l’<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=983AFCD2CA8654E8D90D2FA1E4DD3A57.tpdjo09v_3?cidTexte=JORFTEXT000000880222&amp;idArticle=LEGIARTI000006420090&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">article 93-2 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 précitée;</a></em></p>
<p><em>d) Le nom, la dénomination ou la raison sociale et l’adresse et le numéro de téléphone du prestataire mentionné au 2 du I (NDA c’est-à-dire l’hébergeur)</em>« . <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-2">↩</a></li>
<li id="fn-1607-3" style="text-align: justify;">En revanche, le propriétaire du nom de domaine tubbydev.com aurait été convoqué par la Police Judiciaire pour <a href="http://www.tubbydev.com/2012/01/mentions-legales-sur-un-blog-2-poids-2-mesures.html" target="_blank">s’expliquer sur un défaut allégué de <strong>mentions</strong> <strong>légales</strong></a>. <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-3">↩</a></li>
<li id="fn-1607-4" style="text-align: justify;"><a href="http://www.legalis.net/spip.php?page=imprimer&amp;id_article=3165" target="_blank">Tribunal de grande instance de Nanterre 1ère chambre Jugement du 28 avril 2011, Clovis C. / Corse Presse, Nice M</a>, publié sur www.legalis.net. <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-4">↩</a></li>
<li id="fn-1607-5" style="text-align: justify;">E. DERIEUX, Responsabilité du directeur de la publication, Revue Lamy Droit de l’Immatériel, 2009, 52, études. <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-5">↩</a></li>
<li id="fn-1607-6" style="text-align: justify;">« <em>Est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait, pour une personne physique ou le dirigeant de droit ou de fait d’une personne morale exerçant l’activité définie au III (NDA les éditeurs de service de communication au public en ligne), de ne pas avoir respecté les prescriptions de ce même article. </em><em>Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de ces infractions dans les conditions prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d’amende, suivant les modalités prévues par l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2° et 9° de l’article <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=983AFCD2CA8654E8D90D2FA1E4DD3A57.tpdjo09v_3?cidTexte=LEGITEXT000006070719&amp;idArticle=LEGIARTI000006417335&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">131-39 </a>de ce code.L’interdiction mentionnée au 2° de cet article est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte sur l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise</em>« . <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-6">↩</a></li>
<li id="fn-1607-7" style="text-align: justify;"><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000801164&amp;dateTexte=" target="_blank">LCEN, art. 6 IV</a>. <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-7">↩</a></li>
<li id="fn-1607-8" style="text-align: justify;"><a href="http://www.alain-bensoussan.com/avocats/le-droit-de-reponse-ne-peut-se-transformer-en-tribune-libre/2012/03/07?utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter&amp;utm_campaign=Feed%3A+alain-bensoussan+%28Alain+Bensoussan+Avocats%29" target="_blank">A. BENSOUSSAN, </a>Le droit de réponse ne peut se transformer en tribune libre. <a href="../2012/03/07/inexactitude-mentions-legales-consequences/#fnref-1607-8">↩</a></li>
</ol>
</div>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2012%2F03%2F07%2Finexactitude-mentions-legales-consequences%2F&doctitle=Inexactitude des mentions légales: quelles conséquences?" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Appel à communication : 12eme Rencontres Mondiales du Logiciel Libre</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2011/01/09/appel-a-communication-logiciel-libre/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2011 11:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Logiciel libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 12eme Rencontres Mondiales du Logiciel Libres ont lieu à Strasbourg cet été, un appel à communication, notamment en droit est actuellement en cours (je n&#8217;ai aucun lien avec les organisateurs, ce sont seulement des choses qui m&#8217;intéressent près de chez moi): http://2011.rmll.info/appel.html]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les 12eme Rencontres Mondiales du Logiciel Libres ont lieu à Strasbourg cet été, un appel à communication, notamment en droit est actuellement en cours (je n&rsquo;ai aucun lien avec les organisateurs, ce sont seulement des choses qui m&rsquo;intéressent près de chez moi): <br />
 <a href="http://2011.rmll.info/appel.html">http://2011.rmll.info/appel.html</a></p>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2011%2F01%2F09%2Fappel-a-communication-logiciel-libre%2F&doctitle=Appel à communication : 12eme Rencontres Mondiales du Logiciel Libre" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>La diffusion de failles informatiques sans précaution est une infraction pénale</title>
		<link>http://www.evematringe.fr/blog/2009/11/28/diffusion-failles-informatiques/</link>
		<comments>http://www.evematringe.fr/blog/2009/11/28/diffusion-failles-informatiques/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 18:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evematringe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droit de l'informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Cybercriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de l'internet]]></category>
		<category><![CDATA[Expert informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Faille de sécurité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fait, pour un expert informatique, de diffuser sans autre précaution une faille informatique et le moyen de l'exploiter, constitue l'infraction réprimée par l'article 323-3-1 du Code pénal. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Cour de cassation vient en effet, par un arrêt du</span> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000021299967&amp;fastReqId=2059395244&amp;fastPos=1#">27 octobre 2009, n°09-82346, Bull. n°177</a><span style="color: #000000;">[1.</span> Obs. Francillon, RSC 2010. 178; obs. Darsonville, D. 2009. AJ 2935; note Lasserre Capdeville, ibid. 2010. 806; obs. Royer, AJ pénal 2010. 79; obs. Véron, Dr. pénal 2010, n<sup>o</sup> 3; obs. Lepage, ibid. Chron. 10; note Lepage, JCP 2010, n<sup>o</sup> 1-2, 19; note Arrigo et Blin, Gaz. Pal. 2010. 261.]<span style="color: #000000;"> d&rsquo;approuver la Cour d&rsquo;appel de Montpelli<span style="color: #000000;">e</span></span><span style="color: #000000;">r </span><a href="http://www.evematringe.fr/blog/2009/09/17/la-publication-de-faille-une-infraction-penale/">dont nous commentions précédemment l&rsquo;arrêt</a><span style="color: #000000;">. Un expert en sécurité informatique avait publié sur le site public de sa société des indications sur l&rsquo;existence de failles informatiques dans un STAD et sur la façon de les exploiter, ce, avant même d&rsquo;avoir avisé l&rsquo;éditeur du logiciel, la société Microsoft, du problème. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Poursuivi et</span> <a href="http://www.evematringe.fr/blog/documentation/ca-montpellier-3-ch-corr-12-mars-2009-n°0801431/">condamné en appel</a> <span style="color: #000000;">sur le fondement de l&rsquo;article 323-3-1 du Code pénal, l&rsquo;expert invoquait comme excuse le motif légitime de l&rsquo;information du public. Cet argument avait été rejeté par la Cour d&rsquo;appel qui avait observé qu&rsquo;il aurait pu préalablement prévenir l&rsquo;éditeur de logiciel plutôt que de vouloir ainsi accroître la fréquentation de son site, dont il tirait de substantiels bénéfices publicitaires. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Devant la Cour de cassation, il était soutenu que l&rsquo;élément intentionnel de l&rsquo;infraction n&rsquo;était pas constitué car il n&rsquo;aurait pas diffusé ces informations dans le but précis de permettre des actions de piratage informatique. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> La Cour de cassation reprend la motivation de la Cour d&rsquo;appel, en retenant que l&rsquo;expérience professionnelle du prévenu le mettait en mesure de comprendre qu&rsquo;il exposait les autres utilisateurs à un risque de piratage &laquo;&nbsp;par un public particulier en recherche de ce type de déviance&nbsp;&raquo;, que dès lors l&rsquo;élément intentionnel de l&rsquo;infraction était constitué. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Cette solution réalise un juste équilibre entre les experts informatiques qui appuient leur renommée sur la publication de telles informations et la sécurité informatique que l&rsquo;utilisateur lambda est en droit d&rsquo;attendre. Il aurait en effet suffit que l&rsquo;éditeur soit au préalable prévenu à temps pour élaborer les &laquo;&nbsp;patchs&nbsp;&raquo; avant la publication de l&rsquo;exploit pour que l&rsquo;expert ne soit pas condamné.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Edit: </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour un descriptif complet (et technique) de l&rsquo;historique de l&rsquo;article L.323-3-1 du Code pénal ainsi que de la publication de failles informatiques, v. <a href="http://sid.rstack.org/blog/index.php/375-lcen-m-a-tuer-ou-pas">ici</a>. L&rsquo;auteur remarque que la criminalisation de la publication de failles est une prime à l&rsquo;incompétence de l&rsquo;éditeur, dont rien n&rsquo;assure que, contacté, il aurait pris la peine de mettre en place un correctif.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Certes, mais il me semble qu&rsquo;outre l&rsquo;éditeur, il existe aussi des agences publiques de sécurité informatique d&rsquo;une part (d&rsquo;ailleurs, la lecture de l&rsquo;arrêt d&rsquo;appel laisse comprendre que le CERTA avait lancé une alerte sur la même faille une semaine avant la sortie du correctif, mais lui n&rsquo;aurait pas été pénalement poursuivi (alors que les personnes morales y compris de droit public peuvent voir leur responsabilité pénale engagée pour ces infractions, v. article 323-6 du Code pénal), d&rsquo;autre part, si l&rsquo;expert avait d&rsquo;abord prévenu l&rsquo;éditeur, ensuite publié entre &laquo;&nbsp;collègues&nbsp;&raquo; experts pour trouver une solution, et enfin seulement mis en ligne l&rsquo;exploit, l&rsquo;excuse de motif légitime aurait pu être retenue. J&rsquo;ajoute qu&rsquo;en l&rsquo;absence d&rsquo;action pénale, il n&rsquo;est pas exclu qu&rsquo;une action civile soit engagée par un utilisateur victime de piratage du fait de la faille publiée, et là, les dommages-intérêts risquent de ne pas se limiter à mille euros si l&rsquo;expert est solidairement condamné avec l&rsquo;éditeur de logiciel. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une question reste ouverte: est-ce que l&rsquo;expert condamné saisira la Cour européenne des Droits de l&rsquo;Homme, tant sur le principe de la liberté d&rsquo;expression (encore qu&rsquo;elle connaisse des limites, notamment l&rsquo;interdiction de ne pas nuire à autrui) que sur le droit au procès équitable (le flou de l&rsquo;incrimination pénale et de la notion de motif légitime ne mettant pas le citoyen en mesure de savoir qu&rsquo;il commet une infraction). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">MAJ du 24 décembre 2009 : le lecteur se reportera utilement à l&rsquo;<a href="http://blog.crimenumerique.fr/2009/12/24/est-il-illegal-de-publier-des-failles-de-securite/">article de E. FREYSSINET</a>, qui explique la différence entre la publication de faille (dire qu&rsquo;un logiciel présente une faille) et la publication d&rsquo;exploit (donner les recettes pour exploiter cette faille).<br />
</span></p>
<div id="Socializer" style="text-align:left;;"><a style="border:none;" href="http://www.socializer.info/share.asp?docurl=http%3A%2F%2Fwww.evematringe.fr%2Fblog%2F2009%2F11%2F28%2Fdiffusion-failles-informatiques%2F&doctitle=La diffusion de failles informatiques sans précaution est une infraction pénale" target="_blank"><img  src="http://www.evematringe.fr/blog/wp-content/plugins/socializer/scl.gif" alt="Share in top social networks!" style="background:white;border:none;margin:8pt;;"></a></div>]]></content:encoded>
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